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Bénéfices de la relation maître-animal

Dans notre univers, entièrement centré autour de l’homme, l’animal fut longtemps considéré sans importance, avant d’être employé à des fins utilitaires. Parmi les animaux, deux font exceptions : le chien et le chat, associés à l’homme comme éléments du groupe familial. Aujourd’hui, les scientifiques découvrent qu’ils sont non seulement capables d’échanges avec nous, mais que leur seule présence a aussi une influence bénéfique sur la santé.

L’animal familier et l’homme : programmés pour se rencontrer . . .

Le chien et le chat : deux "exceptions génétiques"

La rencontre entre l’homme, le chien et le chat n’est pas le fait du hasard, mais le résultat d’une "programmation génétique" leur donnant la faculté d’agir en interaction l’un par rapport à l’autre. "Chacun est doté de clés spécifiques qui ouvrent chez l’autre des serrures analogues", explique Hubert Montagner.

Le chien et le chat seraient les deux seuls animaux capables d’acquérir les modes de communication de leur espèce, mais aussi ceux des humains. Une multitude d’études scientifiques en attestent, dont celles des Américains J.P Scott (1962/1980), J.L. Fuller (1967) ou D.G. Freedman pour le chien, et E. Karsh-D.C. Turner (1987) pour le chat. Le résultat est une sorte de dualité de comportement : ils ont une conduite propre à leur espèce, et une conduite adaptée à la relation avec l’homme.

Il n’est d’ailleurs pas exclu que cette "double empreinte" existe chez d’autres animaux, notamment chez le cheval et le lapin, mais elle n’a pas encore été scientifiquement démontrée. Ce potentiel serait resté inexploité si le chien et le chat n’avaient rencontré l’homme il y a 10 à 15 000 ans avant notre ère. "Ce fut une rencontre très particulière, étrange", note le Professeur Montagner. Et pour cause, de multiples conditions devaient être réunies pour la rendre possible.

Il fallait notamment que ces animaux soient étonnamment flexibles pour accepter d’être dominés, s’adapter à un nouvel environnement, adopter de nouveaux régimes alimentaires et, bien entendu, se familiariser avec l’homme et ses activités. "Tout cela dénote chez eux d’un certain niveau d’évolution", remarque Hubert Montagner.

Mais, la grande question est évidemment de savoir pourquoi et comment le chien et le chat ont pu passer du stade d’animal sauvage craignant l’homme, à celui de compagnon. Une mutation génétique "qui a affecté le comportement de certains canidés et félidés" est à l’origine de ce phénomène. Cette transformation leur aurait permis de dominer leur peur et d’endiguer leur agressivité. Les "mutants" se sont alors retrouvés en situation d’infériorité par rapport à leurs congénères et ont cherché protection et nourriture auprès de l’homme, révélant ainsi leur aptitude à comprendre ses modes de communication. "Dans le contexte de l’époque, l’aspect non menaçant de ces animaux a aussi pu avoir un effet anxiolytique pour l’homme, dont nous héritons peut-être encore aujourd’hui", avancent timidement les chercheurs.

Nos meilleurs amis : les animaux familiers

Chien, chat, lapin, hamster… A partir du moment où l’homme prête une signification affective au comportement de l’animal, il est possible de parler d’animal familier, car les conditions sont créées pour qu’il soit considéré comme faisant partie de la famille.

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