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Quelles matières premières ?

Les matières premières qui composent les aliments pour animaux de compagnie comprennent des protéines animales propres à la consommation humaine qui ne sont pas ou peu utilisées (nous mangeons par exemple de moins en moins d’abats, nous préférons les découpes de volailles aux volailles entières, ou les filets de poisson au détriment des poissons entiers). L’industrie permet de valoriser ces produits d’excellente qualité qui sont dédaignés pour des raisons culturelles ou saisonnières. Il en va de même pour certains dérivés des céréales. Tous ces ingrédients sont contrôlés à toutes les étapes, selon des protocoles parfaitement définis.

Les aliments préparés proposés par les fabricants sont adaptés aux besoins des différents types d’animaux familiers. Les produits préparés par notre Industrie contiennent donc tous les éléments nécessaires à la bonne santé de l’animal. Les nutriments nécessaires à la composition des produits existent dans les viandes, les poissons, les céréales, les légumes, ou sont apportés par des compléments.

Les aliments sont donc composés :

- de matières premières d’origine animale fraîches, congelées ou déshydratées,
- des matières premières d’origine végétale,
- des matières minérales,
- des additifs.

Ces matières et additifs font l’objet d’un strict contrôle et d’une traçabilité appropriée afin de garantir la qualité et la sécurité sanitaire des produits.

Qualité & contrôle


1. Les contrôles des services officiels

1.1. Aux frontières de l’Union européenne (Points d’Entrées Désignés - PED)

- Toutes les matières provenant de Pays tiers, quelle qu’en soit l’origine (animale, végétale, minérale, additifs) doivent être présentées aux contrôles vétérinaires avant mise en libre pratique sur le territoire de l’Union par les Services des Douanes.

- Les vétérinaires officiels des PED pratiquent un contrôle documentaire, identitaire et éventuellement physique (analyses laboratoire) des matières présentées.

- Pour les produits concernés, la direction départementale des services vétérinaires de destination est informée des résultats de contrôles par le système de communication communautaire informatique « TRACES ».

1.2. Au point de destination des matières

- Les établissements de production d’aliments sont “sous contrôle vétérinaire”. Cela veut dire que les inspecteurs des Directions Départementale des Services Vétérinaires (DDSV), organisation dépendant du Ministère de l’Agriculture et de la Pêche, sont habilités à contrôler, d’une manière planifiée ou inopinée, quand ils l’estiment nécessaire, la conformité des matières avec la réglementation en vigueur.

- Ils accusent réception au vétérinaire du poste d’inspection frontalier de l’arrivée des matières importées dont ils ont eu le signalement par le système « TRACES ».

- Les agents de la Direction Départementale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DDCCRF) établissent les contrôles et inspections sur les matières qui ne sont pas placées sous la responsabilité de l’Agriculture, essentiellement les additifs.

2. Les contrôles en entreprises

Le principe conducteur est de mettre en oeuvre les moyens nécessaires à l’utilisation de toutes matières et additifs arrivant dans l’usine.

En fonction du résultat de l’analyse de risques présenté par le couple matière/fournisseur, ce principe repose sur deux options possibles :

  • l’organisation du Service Assurance Qualité dont les ressources sont concentrées sur le fournisseur,
  • l’organisation d’un Contrôle à réception qui analyse les risques présentés par la matière ainsi que son impact sur les conditions de sa transformation et sur le produit fini.

Toutes les réceptions de matières sont systématiquement contrôlées. Ces contrôles sont réalisés à deux niveaux :

  • conformité de la livraison : validation de l’identité de la matière attendue et vérification des documents de transport,
  • conformité de la qualité de la matière livrée : des échantillons de matières sont prélevés afin d’effectuer des analyses selon le plan de contrôle préétabli. Ce plan de contrôle indique la fréquence et la nature des contrôles. Il est établi en fonction du couple « fournisseur/matière » et repose sur deux paramètres :
    • l’impact de la matière sur la qualité du produit fini,
    • la relation avec le fournisseur, selon qu’il soit ou non sous Assurance Qualité.

L’ensemble de ces éléments alimente des bases de données historiques qui permettent de répondre aux contraintes de traçabilité des matières et d’évaluer la performance des fournisseurs.

Additifs & auxiliaires technologiques

Pourquoi utilise-t-on des additifs ?

Pour beaucoup de consommateurs, le mot « additif » a une connotation péjorative inverse de « naturelle ». Ces additifs, dont la liste autorisée est strictement définie, ont en réalité des rôles majeurs : pour compléter une formule insuffisamment équilibrée, avec des minéraux, des oligo-éléments, par exemple, pour augmenter l’appétence d’un aliment, pour aider à conserver les nutriments les plus fragiles, pour protéger les produits des contaminations microbiennes. Additif ne signifie donc pas artificiel, il s’agit d’un plus apporté à la sécurité alimentaire des animaux domestiques.


Les additifs en alimentation animale sont légalement définis comme :

« Des substances, micro-organismes ou préparations, autres que les matières premières pour aliments des animaux et les pré mélanges, délibérément ajoutés aux aliments pour animaux ou à l’eau pour remplir notamment une ou plusieurs des fonctions [ … ] : avoir un effet positif sur les caractéristiques des aliments pour animaux, [ … ] sur les caractéristiques des produits d’origine animale, [ … ] sur la couleur des poissons ou oiseaux d’ornement, répondre aux besoins nutritionnels des animaux, avoir un effet positif sur les conséquences environnementales de la production animale, [ … ] sur la production, le rendement ou le bien-être des animaux, notamment en influençant la flore gastro-intestinale ou la digestibilité des aliments pour animaux, ou avoir un effet coccidiostatique ou histomonostatique.

[ … ] Selon leurs fonctions et leurs propriétés, les additifs pour l’alimentation animale sont classés dans une ou plusieurs des catégories suivantes [ … ] :

a) additifs technologiques : toutes les substances ajoutées aux aliments pour animaux à des fins technologiques ; b) additifs sensoriels : toutes les substances qui, ajoutées à l’alimentation animale, améliorent ou modifient les propriétés organoleptiques des aliments pour animaux ou les caractéristiques visuelles des denrées alimentaires issues d’animaux ; c) additifs nutritionnels ; d) additifs zootechniques : tous les additifs utilisés pour influencer favorablement les performances des animaux en bonne santé ou l’environnement ; e) coccidiostatiques et histomonostatiques (destinés à détruire des organismes potentiellement pathogènes).

Référence : RÈGLEMENT (CE) No 1831/2003 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 22 septembre 2003

Le SYNPA (Syndicat National des Producteurs d’Additifs et d’Ingrédients Alimentaires) présente l’additif comme :

« une substance, dotée ou non d’une valeur nutritionnelle, qui est ajoutée intentionnellement aux aliments, dans un but précis d’ordre nutritionnel, sensoriel, technologique ou zootechnique. Ces substances sont soit d’origine minérale (comme certains oligo-éléments), soit d’origine végétale (comme certains colorants), mais si elles existent dans certains produits à l’état naturel, elles peuvent aussi être obtenues synthèse ou par fermentation ».

Les aliments pour animaux contiennent souvent des additifs. Pourquoi, quelle utilité voire nécessité ?

Les additifs nutritionnels : en font partie les vitamines, les acides aminés (méthionine, taurine, L-carnitine par exemple), certains acides gras (EPA, DHA par exemple), les oligo- éléments sources notamment de cuivre, zinc, manganèse, fer, sélénium, iode, cobalt … . Ces nutriments sont présents dans les ingrédients naturels mais leur apport dans l’aliment préparé n’est pas toujours suffisant pour satisfaire les besoins de l’animal à nourrir. C’est pourquoi, la quantité manquante est ajoutée sous forme d’additifs.

Les additifs sensoriels : en font partie les colorants, certains produits aromatisants, les exhausteurs de goût (glutamate, …..). Ils permettent de distinguer les différentes croquettes d’un mélange, de particulariser un aliment ou d’en uniformiser l’aspect (couleur, odeur, goût).

Les additifs technologiques : facilitent la fabrication des aliments ou améliorent leur conservation.

Parmi eux, les antioxygènes ralentissent le rancissement (oxydation des acides gras lors de la fabrication, ainsi que tout au long de la conservation des aliments). Les conservateurs quant à eux évitent le développement des microorganismes (moisissures, salmonelles, …) en limitant la disponibilité de l’humidité. Les correcteurs d’acidité sont utilisés pour modifier l’acidité ou l’alcalinité et la maintenir à un niveau donné. Un mauvais contrôle du pH du produit peut entraîner le développement de bactéries indésirables susceptibles de présenter un risque pour la santé. Ces substances stabilisent l’aliment, qui ainsi reste sain et préserve ses qualités nutritionnelles et organoleptiques tout au long de sa durée de conservation.

Des liants, épaississants, émulsifiants, gélifiants peuvent être nécessaires dans les aliments humides pour stabiliser leur consistance et leur composition.

Les additifs zootechniques : regroupent les substances qui ont un intérêt pour le bien être de l’animal, l’efficacité de son système digestif ou pour l’environnement. Parmi elles, certaines renforcent la digestibilité de l’aliment (améliorateurs de digestibilité comme certaines préparations enzymatiques), d’autres ont un effet bénéfique sur la flore intestinale (stabilisateurs de la flore intestinale comme certains ferments ou probiotiques). Font partie également de cette catégorie des substances à effet positif sur l’environnement, comme certains extraits de plantes qui interviennent sur la fermentation des déjections.

Les aliments pour animaux contiennent souvent des additifs. Quelle confiance avoir dans l’utilisation de ces substances ?

L’utilisation des additifs en alimentation animale est strictement contrôlée par des règlements européens, dont l’application est immédiate et obligatoire dans tous les Etats Membres. Ces textes indiquent les additifs autorisés, à quel titre et avec quelles conditions d’utilisation, en particulier les doses pour une efficacité optimale sans risque de toxicité (pour l’animal, l’environnement mais aussi ceux qui manipulent l’aliment).

Ces informations sont établies d’après un dossier d’autorisation qui a été validé par des experts indépendants mandatés par l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments. Ce dossier rassemble de nombreuses informations sur la substance concernée, son mode d’obtention, ainsi qu’une série d’études approfondies sur son efficacité et sa toxicité sur les espèces cibles et non cibles.

Les contraintes règlementaires, le coût élevé de ces substances spécifiques, l’obligation de déclaration sur les emballages, n’incitent pas, bien au contraire, les fabricants d’aliments à exagérer l’emploi des additifs, qui ne sont rentabilisés que dans le cas d’utilisation indispensable.

  • Origine des matières
    • Matières d’origine animale

      Origine
      Aucun animal n’est élevé dans le monde pour être destiné à notre Industrie. Ils le sont uniquement pour alimenter l’Homme.
      Les matières d’origine animale sont rendues disponibles pour notre Industrie :
      en raison de nos propres coutumes alimentaires et de leur évolution. Le sociologue et directeur de recherche au CNRS Claude FISCHLER montre clairement les différences de comportement de l’homme face à son alimentation et l’évolution de ce comportement (…)

    • Matières d’origine végétale

      Origine
      L’industrie française des aliments pour animaux de compagnie utilise environ 850.000 tonnes de matières premières végétales.
      Ce sont pour moitié des céréales (blé, maïs, orge…) et des protéagineux (farines de pois, soja) achetés sous forme de grains entiers ou de farine. L’autre moitié est représentée par des coproduits d’origine végétale issus d’une première transformation (farines basses, sons de meunerie et autres sous-produits de tamisage, pulpes de (…)

    • Matières minérales et additifs

      Les besoins alimentaires d’un animal varient en fonction de sa taille, son age, son activité et son aliment doit satisfaire ses besoins en acides aminés, minéraux, oligo-éléments, et vitamines de toutes sortes. Ces nutriments existent à l’état naturel dans les matières premières, mais en quantité variable et parfois insuffisantes pour garantir la couverture des besoins. Il est donc nécessaires de complémenter les formules de produits par ces additifs, par ailleurs largement (…)

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